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La BMW 1602
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Septembre - Décembre 2005 : achat et découverte de la 1602
Un destin ça tient à peu de choses, à terme, cette auto était destinée à finir en banque de pièces. Les circonstances ont modifié la donne et cela me fut profitable : rendez vous compte, ma première véritable ancienne auto !
L'histoire
a pourtant mal démarrée : de toutes petites photos prises de nuit dans une
grange mal éclairée, aucun historique ou presque, une caisse visiblement
saine mais fatiguée par le cap de la trentaine et un éventuel acheteur au
chômage à ce moment là.
Détail insignifiant sinon idiot pour certains, la couleur bleu foncé m'a
plu et m'a influencé dans mon choix. Il s'avérera que cette teinte métallisée
non référencée au nuancier d'époque et débarrassée de toute la poussière
accumulée au fil des ans m'est apparue d'un mauvais goût certain.
L'ami qui m'avait envoyé les photos de l'auto a achevé de me convaincre
à la suite de cela j'ai rapatrié de Brest la BMW sur camion plateau un jour
pluvieux de septembre 2005.


Ne JAMAIS se fier aux photos, la preuve avant/après.

Le parallèle entre une auto et un jouet est très facilement admissible pour ceux dont l'âme est restée celle d'un enfant : la découverte, la curiosité et le plaisir furent les maîtres mots lors de la première journée dédiée au nettoyage de principe de la 1602.
La suite est d'un classicisme à lire mais toujours intéressant à vivre : redémarrer une mécanique soit disant en panne. La dite panne étant au final une pompe à essence hors service, rapidement remplacée par une pompe neuve que j'avais en stock.
La fin d'année 2005 fut rythmée à la fois par une avancée sensible dans cette aventure et un temps inédit ici en Bretagne nord : de la neige ! Cette dernière recouvrit la 1602 plusieurs semaines, le local loué spécialement pour la BMW n'étant disponible qu'en novembre 2005.

L'objectif premier que je m'étais fixé était simple : remettre du mieux possible l'auto dans sa configuration d'origine - notion qui m'est chère - et pouvoir rouler avec quelques mois avant d'envisager les choses de façon plus sérieuses.




L'hiver et les fêtes de fin d'année m'ont semblé d'une durée abusivement
courte compte tenu de la somme de travail à effectuer sur cette auto stockée
au sec depuis plusieurs années.
C'est simple : pour partir dans l'optique d'une auto utilisable au delà
de 20km, il m'a fallu tout contrôler, réviser, régler et bien souvent purement
et simplement remplacer.




La sellerie non conforme fut déposée au profit d'une sellerie en skaï bleu nuit d'époque en état somme toute très correct, les jantes en alliage léger ont laissé leur place à des jantes tôle avec les gros enjoliveurs chromés, le bloc compteurs a été réinstallé à l'identique du catalogue constructeur, la "sono" a fini à la poubelle… Bref, en terme de détails cosmétique, les heures de recherche, nettoyage et montage furent nombreuses mais le résultat est visible :




Ce démontage
quasi intégral des accessoires m'a permit de vérifier l'étendue des dégâts
du mal endémique qui ronge toutes les anciennes : la corrosion.
D'aspect fatigué, cette caisse de 1602 s'est révélée relativement saine
au premier abord. La suite en carrosserie appuya en grande partie ce premier
diagnostic visuel.
Le terme " relativement " n'est pas laissé au hasard : paradoxalement, la
partie structurelle de l'auto est d'autant plus saine que les éléments "de
peau" sont bon pour la ferraille : face avant remplacée et tordue, capot
plié et vrillé au niveau du renfort, bas de caisses percés, bac de roue
de secours troué et face arrière plus proche du terrain de cross que d'une
tôle sortie d'usine.
Quelques photos de la partie tôlerie avant d'entreprendre quelque chose de sérieux.
Le masque avant
est considérablement abimé ainsi que le capot.
A l'arrière, la tôle de fermeture est plus abimée qu'il
n'y parait.


Un point TRES important à surveiller sur la série 02 : les cloches d'amortisseurs arrières. Elles se fendent toutes à l'hirizontale, provocant un dangeureux affaissement de l'auto et parfois le passage du ressort dans le coffre.


La
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- Mars 2006 : divers petits problèmes et la remise en route